La promesse de l’aube – Romain Gary

La promesse de l'aube est une ode à l'amour entre une mère et son fils...

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Notre liberté ne s'arrête pas à la porte de l'hôpital. Au terme d'une maladie incurable, le droit, seul, peut nous rendre égaux, nous qui sommes tous des cas particuliers, en nous permettant de choisir de ne pas subir ce que l'on juge, en notre âme et conscience, inacceptable. La mort n'est jamais indigne. Ce qui l'est, c'est de ne pas respecter les valeurs propres à chaque individu.

Le tout dernier été, Anne Bert

À force de scruter le néant, surgit du goudron noir une nuit étoilée, des milliards d'étoiles qui faiblissent et s'éteignent les unes après les autres. Je flotte, satellisée dans cette voûte céleste.

Le tout dernier été, Anne Bert

Comme les enfants viennent trop tard pour faire l'éducation des parents, il faut respecter leurs incurables manies, et ne jamais les chagriner.

La gloire de mon père, Marcel Pagnol

Dans cette ville où tout est suspendu jusqu'à ses jardins, mon cœur a des envies de java. [...] Je me vois vêtue d'une robe de soie multicolore, danser nu-pieds sur les galets blancs et courir jusqu'au bout du monde. [...] Je danse avec le solstice et les voiles sucre d'orge gonflées par une jolie brise, le regard porté vers l'horizon, vers ce ciel fabuleux que les nuages viennent habiter.

Le tout dernier été, Anne Bert

Dans le silence humide et tiède, sous la lumière couleur d'étain, au chuchotement de la pluie, le battement confidentiel de la pendule fabriquait patiemment nos minutes communes, et je sentais profondément la douceur de nous taire ensemble. Puis, sans le moindre bruit, elle se levait, pour aller s'asseoir au piano, et ses doigts délivraient de petites musiques, qui ne voulaient pas sortir sous la pluie, et voltigeaient dans l'ombre, tout autour du plafond.

Le temps des secrets, Marcel Pagnol

Lorsque je suis assise au salon, à regarder mon si joli jardin, je pense parfois qu'il pourrait être l'heure de fermer définitivement les yeux, le regard posé sur cette nature que j'aime. Et la seule certitude que celle-ci renaîtra et me survivra m'apaise.

Le tout dernier été, Anne Bert

Mais dans les bras d'un églantier, sous des grappes de roses blanches et de l'autre côté du temps, il y avait depuis des années une très jeune femme brune qui serrait toujours sur son cœur fragile les roses rouges du colonel. Elle entendait les cris du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol

La pluie verticale cachait maintenant le paysage, dont il ne restait qu'un demi-cercle, fermé par un rideau de perles blanches.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol

Notre mort ne tue rien du monde et de la nature. Le moment venu, seule notre existence cesse. Les lilas continueront de fleurir . L'été de chauffer le jardin, et l'automne de revenir.

Le tout dernier été, Anne Bert

Les insectes chanteurs de l'été, le petit peuple des vacances, ne faisaient plus vibrer le silence triste de l'invisible automne.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol

Tout le long du sentier herbeux, l'eau coulait sans bruit, éternelle, et les sauterelles d'autrefois, comme des éclaboussures, jaillissaient en rond sous mes pas. Je refis lentement le chemin des vacances, et de chères ombres marchaient près de moi.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol

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