[Mini-lecture du lundi] Deux automnes – Line Marlin

** Sur une idée originale de la Chronicroqueuse de livres **

Après avoir lu les Gourmandises de Noël en 2017, j’ai effectué quelques recherches sur les différents auteurs auto-édités du recueil. Et je suis naturellement tombée sur Deux automnes de Line Marlin. Comme il s’agit de ma saison préférée (comment ça, je radote ?), je n’ai pas hésité longtemps à l’acheter. Au final, j’aurai attendu deux ans pour lire ce très court roman (108 pages en version imprimée).

À Pont-à-Mousson, Jacques profite de sa retraite pour enfin se consacrer à sa passion : la peinture. Il aime peindre en plein air, loin du monde. Mais les beaux jours s’en vont et Jacques doit une nouvelle fois affronter ses souvenirs automnaux. Pestant contre les feuilles mortes, il se réfugie dans son atelier. C’est alors qu’une mystérieuse jeune fille pousse sa porte.

Je reste mitigée sur cette lecture. Je pense que le récit est beaucoup trop court pour avoir le temps de s’attacher aux personnages. Depuis cet événement tragique survenu en automne voilà plusieurs années, il ne vit que pour sa peinture et s’autorise une seule sortie par semaine avec ses anciens collègues. On comprend très vite que, malgré les années, Jacques n’a toujours pas tourné la page et qu’il souffre énormément, se coupant presque complètement du monde.

Vous le savez, j’aime les vieux. Ils m’attendrissent. Du coup, j’avais vraiment envie de me laisser séduire par Jacques Muller, de partager son chagrin et sa mélancolie. Mais je n’ai pas réussi. Peut-être que les descriptions portent trop sur la ville, l’environnement de Jacques que sur ses sentiments. Je ne sais pas trop.

J’ai aussi été un peu frustrée de ne pas en savoir un peu plus sur la jeune fille qui pénètre dans son atelier et tente de lui redonner le sourire. J’aurais aimé qu’elle vienne plus le voir, qu’elle parvienne à l’attirer à l’extérieur pour lui montrer pourquoi elle aime tant l’automne, toute sa beauté, malgré les nuages gris et la pluie.

Le procédé de la mystérieuse jeune fille m’a énormément rappelé The Snow Child d’Eowyn Ivey. J’aime bien cette idée, mais je ne l’ai pas trouvée assez développée ici. Tout arrive trop vite, trop facilement, sans réelle opposition de la part de Jacques. Il est presque tout de suite conquis et se laisse faire sans (trop) broncher.

C’est une lecture plutôt agréable, mais qui m’a laissé un goût d’inachevé. J’aurais aimé que l’automne soit encore plus mis en valeur, ressentir un peu plus le côté chaleureux que peut avoir cette saison.

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