Prières pour celles qui furent volées – Jennifer Clement

Coucou les amis !

Aujourd’hui, je vous parle d’un roman qui évoque la condition des femmes (et plus particulièrement des jeunes filles) dans l’État du Guerrero, au Mexique. C’est un livre que j’ai depuis très longtemps dans ma bibliothèque et que j’avais très envie de lire, sans avoir pu jamais vraiment me décider. Le défi Mars au Féminin était l’occasion idéale pour remédier enfin à ça. Au final, ma lecture s’est révélée instructive, mais il m’a manqué quelque chose pour véritablement me plonger dedans et l’apprécier.

Le résumé de l’éditeur

snapseed

Ladydi, quatorze ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les barons de la drogue règnent sans partage. Les mères doivent déguiser leurs filles en garçons ou les enlaidir pour leur éviter de tomber dans les griffes des cartels qui les « volent ». Pourtant, Ladydi et ses amies rêvent à un avenir plein de promesses, qui ne serait pas uniquement affaire de survie.

Portrait saisissant de femmes sur fond de guerre perdue d’avance, Prières pour celles qui furent volées est une histoire inoubliable d’amitié, de famille et de courage.

Mon avis

Je ne sais pas trop ce que j’espérais en ouvrant ce livre, mais en tout cas, je m’attendais à être émue ou choquée. Malheureusement, aucune de ces émotions (ni aucune émotion approchante) n’a été au rendez-vous. L’histoire est certes dramatique, il n’y a aucun débat à avoir là-dessus, mais elle racontée de manière trop factuelle pour vraiment faire éprouver des sentiments forts au lecteur. Ou à moi, en tout cas.

Dans l’état du Guerrero, les jolies jeunes filles sont régulièrement enlevées par les barons de la drogue installés dans la région et on ne les revoit jamais. Les hommes, quant à eux, sont peu nombreux. La plupart des pères de famille sont partis aux États-Unis pour tenter de gagner plus d’argent pour faire vivre leurs familles. Les hommes qui restent sont souvent embauchés de force par les cartels voisins pour récolter ou dealer de la drogue.

L’histoire racontée dans ce roman est atroce. Je n’ose même pas imaginer dans quel état d’angoisse permanent doivent vivre ces personnes. Le problème, c’est que je n’ai pas réussi à me sentir aussi touchée que je l’aurais dû (ou voulu) par ces conditions de vie affreuses. J’ai trouvé la narration un peu décousue et j’avais parfois du mal à me situer dans la chronologie des faits ou à comprendre où en était. Je pense que c’est aussi le fatalisme des personnages qui m’a empêchée de m’y attacher : on dirait que rien ne les atteint vraiment, malgré l’horreur de tout ce qui leur arrive et de la vie qu’ils mènent. Ladydi, en particulier, m’a paru extrêmement passive et spectatrice de ce qui se déroule, que ça la touche directement ou non. Je l’ai trouvée un peu transparente.

Je suis tout de même allée au bout de ma lecture parce qu’il se lit facilement, mais surtout parce que j’avais envie de savoir où on allait…et je suis restée sur ma faim ! J’aurais aimé que le roman continue pour savoir ce qui allait se passer après, justement. Plusieurs points ne sont pas résolus à la fin du roman ou sont éludés un peu trop facilement. J’ai trouvé que cette partie finale était la plus intéressante, mais elle était trop courte à mon goût et j’ai regretté qu’on s’arrête comme ça : j’aurais voulu en savoir plus sur certains personnages ou certaines situations de cette dernière partie.

J’ignore quelle est la part de vérité dans ce roman, mais je sais en revanche (pour avoir fait des recherches après ma lecture, justement) que l’état du Guerrero est un état dangereux, tenu par les cartels de la drogue et où les gens vivent dans la peur constante de se faire enlever, torturer, tuer. Je ne sais pas si les jolies filles sont plus souvent la cible des enlèvements que les autres habitants, mais il y a au moins un fond de vérité dans les atrocités décrites par Jennifer Clement.

***

Titre : Prières pour celles qui furent volées
Auteur : Jennifer Clement
Éditeur : J’ai lu
Pages : 314

Publicités

Un commentaire sur “Prières pour celles qui furent volées – Jennifer Clement

Ajouter un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :