La librairie de l’île – Gabrielle Zevin

Le résumé de l’éditeur

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : « Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.

Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

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Mon avis

Une librairie sur une île. Franchement, est-ce que je pouvais passer à côté de ce roman ?

J’ai apprécié ce roman, et en particulier les transitions de chapitres qui sont en réalité de fiches de lectures rédigées par A.J. à l’intention de Maya et qui annoncent un peu la couleur du chapitre à venir. J’ai trouvé ça très original.

J’ai beaucoup aimé ce libraire qui privilégie les romans de qualité plutôt que les best-sellers, qui préfère les nouvelles aux autres genres littéraires, qui ne se laisse pas embobiner par les représentants des maisons d’édition et qui se laisse néanmoins attendrir par une petite fille abandonnée.

Bon, par contre, je n’ai pas vraiment accroché avec certains personnages que j’ai trouvé sympathiques mais sans plus. Déjà, j’ai eu un petit souci dès le départ : j’étais persuadée qu’A.J. était un vieux monsieur et j’étais donc ravie, mais en réalité, il n’a qu’une trentaine d’années. Ça ne m’a pas particulièrement dérangée à la lecture, mais je devais sans arrêt corriger l’image que j’avais de lui à chaque fois qu’on me rappelait son âge (et je n’ai toujours pas réussi à lui enlever ses rides et ses cheveux blancs…).

Mais surtout, j’ai trouvé Maya, la petite fille, beaucoup trop adulte et sérieuse à mon goût. Ce que j’aime chez les enfants, c’est leur candeur, leur imagination : tout est un jeu, tout est merveilleux. Ici, on a une enfant terre-à-terre qui ne s’amuse pas, qui suranalyse tout et qui est beaucoup trop mature pour son âge. J’aurais aimé une enfant plus naïve, plus innocente. Ce genre d’enfant qui énonce des vérités simples et fait réaliser aux adultes qu’ils se compliquent bien trop la vie, et non une mini-psychanalyste qui dispense des conseils de pro.

Bizarrement, ce sont les personnages secondaires qui m’ont le plus touchée et auxquels je me suis le plus attachée. J’ai vraiment apprécié les amis d’A.J., son ami policier qui s’inquiète pour lui, sa belle-sœur qui veille sur lui, la représentante de la maison d’édition fascinée par son attitude désintéressée, et même la caricature de l’écrivain américain alcoolique, séducteur, sûr de son charme…

J’ai quand même bien aimé cette histoire et j’ai apprécié ce petit moment de douceur et de tendresse.

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