Ne fais confiance à personne – Paul Cleave

Le résumé de l’éditeur

Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Nous ne sommes pas très raisonnables. 
Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes. Leurs ouvrages peuvent nous donner des idées regrettables, favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.
 Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un Alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révélera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Mon avis

Vous le savez peut-être déjà, Paul Cleave est un de mes auteurs préférés. Je guette les sorties de ses romans avec beaucoup d’impatience, mais j’ai quand même mis plus d’un mois à me rappeler que son dernier roman était sorti (oui, je suis parfois un boulet). Quand je l’ai enfin eu entre les mains, j’avais hâte de le commencer, mais j’avais d’autres lectures en cours et j’ai dû patienter encore un peu… Après avoir terminé les romans que je devais rendre de toute urgence, j’ai finalement pu l’attaquer.

Je n’avais lu que la 1ère phrase du résumé et j’étais déjà convaincue (oui, il m’en faut peu quand je suis fan d’un auteur). J’étais curieuse de savoir où l’auteur allait nous emmener, quel serait le caractère de ce nouveau héros et quel serait sa place dans l’histoire.

Je n’ai pas du tout été déçue ! Je ne suis peut-être pas très objective quand il s’agit de Paul Cleave, mais j’adore son style. Cette narration un peu décousue, un peu désordonnée donne une impression d’urgence, de fébrilité, de précipitation.

Évidemment, le héros est atteint d’Alzheimer et c’est en partie la raison de cette narration « brouillonne », mais ça ajoute à l’histoire. On se pose beaucoup de questions sur ce qui est vrai ou non, ce qui est le produit de l’imagination de Jerry et la réalité. J’aime cette idée d’un personnage principal perdant la mémoire qui confond tout et qui ne sait pas ce qu’elle fait, ne se souvient pas de ce qu’elle a dit, oublie les personnes de son entourage. Cette situation offre de nombreuses possibilités à l’auteur et je trouve qu’il l’exploite très bien.

En ce qui concerne la fin, j’ai compris ce qui se tramait (même si j’ai parfois eu des doutes quant à ma théorie) vers le milieu du roman, mais je ne m’attendais quand même pas à ça. Et c’est la raison pour laquelle ce livre est tout de même un coup de cœur : j’avais compris la fin mais pas tant que ça. J’ai donc été surprise comme souvent avec Paul Cleave.

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